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Jean-Christophe Vaillant

28 September 2020

Jean-Christophe Vaillant

Interview

Série de témoignages « De la terre à la mer »

Jean-Christophe Vaillant, Responsable opérationnel OPENR

 

1/ Pourrais-tu te présenter et nous résumer ton parcours ?

Jeune, j’avais plutôt une volonté de me tourner vers un métier en relation avec la nature mais mon intérêt pour la technologie m’a dirigé vers la gestion des énergies. Le mixte de ces deux appétences m’a mené vers les énergies renouvelables et plus particulièrement l’éolien ; qui en 1994, n’était pas réellement en France le moyen de production le plus porteur malgré un développement fulgurant à l’international. J’ai intégré la seule formation supérieure ayant un volet d’enseignement sur ce sujet à Bordeaux le DESS Gestion des Énergies Renouvelables. A l’issue de de cette formation, j’ai rejoint le 1er Bureau d’étude français œuvrant pour le développement de la filière éolienne : Espace Eolien Développement.

La technologie a évolué puisque les premières éoliennes sur lesquelles je suis intervenu en Espagne ne faisaient que 30-50 mètres de haut pour une puissance de 200 kW. Loin de la technologie mature d’aujourd’hui avec des éoliennes dépassant les 5000 kW pour des hauteurs de plus de 130-150 mètres de haut. J’ai pu passer de missions de développements et d’analyses des gisements, à responsable de construction et responsable d’exploitation de centrales éoliennes.
La création de la société OPENR avec Jean-Jacques VINAT m’a permis d’avancer plus encore sur les questions d’exploitations et d’inspections des éoliennes avec toujours une volonté d’optimisation de la disponibilité de ce moyen de production qui est devenu l’une des sources d’approvisionnement renouvelable majeur d’électricité dans le réseau français et Mondial.
L’étape suivante étant l’éolien offshore, le rapprochement avec le Groupe Louis Dreyfus Armateurs est apparu rapidement comme une évidence. Il a permis d’ouvrir le champ au développement de nouvelles activités d’OPENR sur ce nouveau marché de production d’électricité à partir d’une ressource renouvelable.


2/ Quel est ton poste actuel ?

Actuellement responsable opérationnel au sein d’OPENR, mon rôle est d’organiser le fonctionnement et le développement des missions réalisées pour nos clients mais aussi de développer de nouvelles activités. Dans une structure de petite taille comme OPENR, ce rôle mixe des fonctions de gestion des relation humaines, de responsable de la Qualité, de la Sécurité et de l’Environnement, de formateur , de responsable Technique sur les sujets de vérifications réglementaires, de responsable des achats et de garant au sein de l’équipe de direction de l’équilibre des budgets dans le cadre d’un développement solide d’OPENR.


3/ Une formation pour passer de la terre à la mer…Pourrais-tu nous raconter brièvement cette nouvelle aventure ?

Une formation pour passer de la terre à la mer ? Issu d’un milieu paysan, ma relation avec l’océan ne s’est résumée qu’aux loisirs sur la côte bretonne avec un attrait important pour la plongée. Mon implication dans le développement de la filière éolienne terrestre en France m’a éloigné de la mer, bien que je sois resté en contact via quelques cartes SHOM utilisées dans différentes études sur lesquelles je suis intervenu pour évaluer le potentiel éolien dans l’espace maritime de la métropole française.
N’étant pas marin de métier, l’apprentissage de quelques rudiments de survie en mer s’avère nécessaire. C’est cependant la seule exigence complémentaire hormis celle qui ne peut pas être apprise qui est de supporter le mal de mer. Mes expériences de plongées sous-marines ou d’interventions sur des bouées de mesures du vent, ajoutées au fait que l’oscillation des éoliennes s’apparente au tangage me permettent de ne pas appréhender ce mal.
La principale conclusion de cette formation est que, comme dans le cadre du travail en hauteur, il ne faut jamais tomber ; lors du travail en milieu marin, il ne faut jamais tomber à l’eau.


4/ Quelles sont les 3 qualités essentielles pour réussir dans ton métier et ton nouveau métier ?

Travailler dans l’éolien nécessite un peu d’engagement politique car ce moyen de production d’électricité est particulièrement soumis à polémique dans notre société française et il faut être prêt à répondre aux questions légitimes qui peuvent être posées en dehors de la sphère professionnelle.
En tant que responsable opérationnel, il n’y a pas vraiment de nouveau métier, c’est plutôt une continuité avec l’ajout d’une perspective supplémentaire. La capacité à fédérer autour d’un projet commun reste l’une des qualités majeures et un défi à réaliser avec l’augmentation des effectifs au sein d’OPENR.
Le corollaire de la qualité précédente est l’aptitude à l’écoute et la prise en compte des implications et inquiétudes de l’équipe que constitue OPENR.

La difficulté étant la distanciation déjà présente dans notre activité avec une dispersion des équipes sur le territoire. L’augmentation des effectifs et amplifiée dernièrement par la période de crise sanitaire.

 

5/ Qu’apprécies-tu plus particulièrement dans ton métier ?

L’implication dans la filière éolienne est un choix assumé qui a une tendance à déborder sur ma vie privée. Je ne dirais pas que c’est un sacerdoce, mais se réaliser dans cette filière et ce métier avec le sentiment d’agir pour la planète apporte une certaine fierté. Au sein d’OPENR de nombreuses opportunités s’ouvrent et la synergie avec LDA permet d’envisager encore plus de projets en accord avec mes convictions. Ce métier permet donc d’être pleinement acteur dans le changement en cours de notre société.


6/ Une anecdote ? Un fait marquant à propos de ton métier et de son évolution ?

C’est lorsque j’ai pris la décision de me former dans l’éolien, alors qu’il était plus facile de trouver une formation sur la physique nucléaire ; il a encore été plus difficile de trouver une société intervenant dans l’éolien, elles se comptaient à l’époque sur les doigts d’une main. Quel chemin parcouru en 20 ans !


7/ La mer ou la terre ?

L’énergie renouvelable et éolienne avant tout où qu’elle soit.

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Merci Jean-Christophe pour ce témoignage très inspirant !