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28 septembre 2020
Jean-Christophe Vaillant
Responsable opérationnel OPENR
Interview
Série de témoignages « De la terre à la mer »
Jean-Christophe Vaillant, Responsable opérationnel OPENR
1/ Pourrais-tu te présenter et nous résumer ton parcours ?
Jeune, j’avais plutôt une volonté de me tourner vers un métier en relation avec la nature mais mon intérêt pour la technologie m’a dirigé vers la gestion des énergies. Le mixte de ces deux appétences m’a mené vers les énergies renouvelables et plus particulièrement l’éolien ; qui en 1994, n’était pas réellement en France le moyen de production le plus porteur malgré un développement fulgurant à l’international. J’ai intégré la seule formation supérieure ayant un volet d’enseignement sur ce sujet à Bordeaux le DESS Gestion des Énergies Renouvelables. A l’issue de de cette formation, j’ai rejoint le 1er Bureau d’étude français œuvrant pour le développement de la filière éolienne : Espace Eolien Développement.
La technologie a évolué puisque les premières éoliennes sur lesquelles je suis intervenu en Espagne ne faisaient que 30-50 mètres de haut pour une puissance de 200 kW. Loin de la technologie mature d’aujourd’hui avec des éoliennes dépassant les 5000 kW pour des hauteurs de plus de 130-150 mètres de haut. J’ai pu passer de missions de développements et d’analyses des gisements, à responsable de construction et responsable d’exploitation de centrales éoliennes.
La création de la société OPENR avec Jean-Jacques VINAT m’a permis d’avancer plus encore sur les questions d’exploitations et d’inspections des éoliennes avec toujours une volonté d’optimisation de la disponibilité de ce moyen de production qui est devenu l’une des sources d’approvisionnement renouvelable majeur d’électricité dans le réseau français et Mondial.
L’étape suivante étant l’éolien offshore, le rapprochement avec le Groupe LD Armateurs est apparu rapidement comme une évidence. Il a permis d’ouvrir le champ au développement de nouvelles activités d’OPENR sur ce nouveau marché de production d’électricité à partir d’une ressource renouvelable.
2/ Quel est ton poste actuel ?
Actuellement responsable opérationnel au sein d’OPENR, mon rôle est d’organiser le fonctionnement et le développement des missions réalisées pour nos clients mais aussi de développer de nouvelles activités. Dans une structure de petite taille comme OPENR, ce rôle mixe des fonctions de gestion des relation humaines, de responsable de la Qualité, de la Sécurité et de l’Environnement, de formateur , de responsable Technique sur les sujets de vérifications réglementaires, de responsable des achats et de garant au sein de l’équipe de direction de l’équilibre des budgets dans le cadre d’un développement solide d’OPENR.
3/ Une formation pour passer de la terre à la mer…Pourrais-tu nous raconter brièvement cette nouvelle aventure ?
Une formation pour passer de la terre à la mer ? Issu d’un milieu paysan, ma relation avec l’océan ne s’est résumée qu’aux loisirs sur la côte bretonne avec un attrait important pour la plongée. Mon implication dans le développement de la filière éolienne terrestre en France m’a éloigné de la mer, bien que je sois resté en contact via quelques cartes SHOM utilisées dans différentes études sur lesquelles je suis intervenu pour évaluer le potentiel éolien dans l’espace maritime de la métropole française.
N’étant pas marin de métier, l’apprentissage de quelques rudiments de survie en mer s’avère nécessaire. C’est cependant la seule exigence complémentaire hormis celle qui ne peut pas être apprise qui est de supporter le mal de mer. Mes expériences de plongées sous-marines ou d’interventions sur des bouées de mesures du vent, ajoutées au fait que l’oscillation des éoliennes s’apparente au tangage me permettent de ne pas appréhender ce mal.
La principale conclusion de cette formation est que, comme dans le cadre du travail en hauteur, il ne faut jamais tomber ; lors du travail en milieu marin, il ne faut jamais tomber à l’eau.
4/ Quelles sont les 3 qualités essentielles pour réussir dans ton métier et ton nouveau métier ?
Travailler dans l’éolien nécessite un peu d’engagement politique car ce moyen de production d’électricité est particulièrement soumis à polémique dans notre société française et il faut être prêt à répondre aux questions légitimes qui peuvent être posées en dehors de la sphère professionnelle.
En tant que responsable opérationnel, il n’y a pas vraiment de nouveau métier, c’est plutôt une continuité avec l’ajout d’une perspective supplémentaire. La capacité à fédérer autour d’un projet commun reste l’une des qualités majeures et un défi à réaliser avec l’augmentation des effectifs au sein d’OPENR.
Le corollaire de la qualité précédente est l’aptitude à l’écoute et la prise en compte des implications et inquiétudes de l’équipe que constitue OPENR.
La difficulté étant la distanciation déjà présente dans notre activité avec une dispersion des équipes sur le territoire. L’augmentation des effectifs et amplifiée dernièrement par la période de crise sanitaire.
5/ Qu’apprécies-tu plus particulièrement dans ton métier ?
L’implication dans la filière éolienne est un choix assumé qui a une tendance à déborder sur ma vie privée. Je ne dirais pas que c’est un sacerdoce, mais se réaliser dans cette filière et ce métier avec le sentiment d’agir pour la planète apporte une certaine fierté. Au sein d’OPENR de nombreuses opportunités s’ouvrent et la synergie avec LDA permet d’envisager encore plus de projets en accord avec mes convictions. Ce métier permet donc d’être pleinement acteur dans le changement en cours de notre société.
6/ Une anecdote ? Un fait marquant à propos de ton métier et de son évolution ?
C’est lorsque j’ai pris la décision de me former dans l’éolien, alors qu’il était plus facile de trouver une formation sur la physique nucléaire ; il a encore été plus difficile de trouver une société intervenant dans l’éolien, elles se comptaient à l’époque sur les doigts d’une main. Quel chemin parcouru en 20 ans !
7/ La mer ou la terre ?
L’énergie renouvelable et éolienne avant tout où qu’elle soit.
******
Merci Jean-Christophe pour ce témoignage très inspirant !
24 août 2020
Christophe Cancel
Dessinateur-projeteur
Interview
Christophe Cancel, dessinateur-projeteur / Bureau d’études
1/ Pourriez-vous nous résumer votre parcours et nous parler de votre poste actuel ?
Après l’obtention en 2013 d’un DUT génie mécanique et production à Ville d’Avray, encore trop peu confiant dans mes choix, je n’étais pas assez mûr pour me lancer dans cette voie.
J’ai enchainé plusieurs emplois dont certains m’ont marqué. Par exemple, j’ai été vendeur à domicile de contrats de gaz ENI. J’ai rencontré tellement de situations, de gens et de lieux différents, cela m’a permis de grandir, d’être humble, déterminé, sûr de moi malgré la précarité de ce travail puisque je gagnais ce que je vendais. Je suis ensuite parti en Corse pour travailler pendant 6 mois dans les champs du domaine agricole familial géré par ma cousine. Cette expérience fut inoubliable : j’ai découvert ma famille sous un autre angle, ma cousine en chef d’entreprise et dans un cadre exceptionnel.
C’est plus déterminé et plus ambitieux que je suis rentré à Paris. Mon DUT, diplôme assez généraliste, laissait diverses possibilités d’emploi (opérateur machine, dessinateur projeteur, école d’ingénieur, technicien en qualité, maintenance…). J’ai toujours eu envie d’exercer un métier technique. Lorsque j’étais enfant, je m’intéressais déjà énormément à l’aéronautique. Cela m’a amené à une première expérience dans la production de pièces aéronautiques pour THALES, chez un petit sous-traitant. Cependant je ne sentais pas bien dans ce job. Mon envie d’intégrer un bureau d’études se confirmait, je me suis alors renseigné pour une nouvelle formation de type professionnel à l’AFPA.
Après une année de formation en tant que technicien supérieur en conception mécanique, j’ai signé un CDD chez ENERTIME, l’entreprise qui m’avait accueilli en stage de fin d’année. Cette société conçoit et développe des turbomachines et ORC dans le secteur des énergies renouvelables et j’ai dessiné différents projets d’ORC pour des déchetteries françaises. J’atterris ensuite dans la recherche nucléaire chez SPG pour une expérience dans la mécanique de précision avant de rejoindre LD Armateurs.
Je suis aujourd’hui dessinateur-projeteur au sein du bureau d’études et ma mission est de réaliser les plans de définition des systèmes mécaniques tout en aidant à les concevoir.
2/ Qu’appréciez-vous plus particulièrement dans votre métier ?
J’apprécie particulièrement le développement de systèmes mécaniques uniques sur-mesure. L’analyse du besoin, la prise en compte des souhaits, des contraintes et du cahier des charges. Il faut réussir à transposer nos idées sur le logiciel de conception, passer par la phase design puis détailler l’ensemble du système en vue de sa fabrication. Le secteur du maritime est très riche d’un point de vue technique et humain, c’est donc un plaisir d’y travailler. Le bureau d’étude étant une nouvelle entité créée il y a un an, nous avons la possibilité de décider de nos méthodes de travail. Ce sentiment de liberté entraine une grande responsabilité dans nos choix : les interlocuteurs doivent être satisfaits et nous faire confiance. Il y a beaucoup de défis à relever, ce qui nous stimule tous au sein du bureau d’études !
3/ Quelles sont les 3 qualités essentielles dans votre job ?
Je dirais la curiosité, l’adaptation et la rigueur. La curiosité permet de s’interroger et d’opter pour les meilleures solutions afin de répondre au besoin du client. L’adaptation est obligatoire avec des projets durant lesquels le client change parfois d’avis. Enfin, je me dois d’être rigoureux car si mes plans sont inexacts ou incomplets, les fabricants ne pourront pas concevoir les pièces attendues.
4/ A propos de votre métier : une anecdote, un fait marquant ?
L’une de mes premières missions chez LDA a été de réaliser une maquette numérique du navire ILE D’OUESSANT pour sa communication. C’est avec une grande fierté que j’ai découvert les images sur le site puis l’animation. De plus, mon père fait des modèles réduits de navires depuis que je suis tout petit et il a adoré la vidéo !
5/ La terre ou la mer ?
La terre ! J’ai pourtant le pied marin, j’adore les sports nautiques tels que la voile et le catamaran mais je dois avouer que je préfère avoir des contacts et vivre de nouvelles aventures depuis la terre ferme ! D’ailleurs, si je devais faire un jour le tour du monde, ce serait …à pied !
6/ Ton prochain voyage ?
Mon prochain voyage serait sans aucun doute le Pérou. J’aime beaucoup l’Amérique du Sud pour ses paysages magnifiques et ses régions assez spectaculaires. La vie y est encore assez sauvage par endroits, la faune et la flore y sont riches et il y a de très beaux paysages d’altitude. Je suis très attiré par ces civilisations et ces cultures très différentes.
7/ Ta devise ?
« Vivre le moment présent ». J’aime savourer l’instant présent et vivre les choses avec une légère insouciance. Cela me permet d’apprécier pleinement la valeur des personnes et des choses…
******
Merci Christophe pour cette interview inspirante !
8 juin 2020
Elise Vandermeersch
Lieutenante / DPO
Le Groupe LD Armateurs s’associe au Cluster Maritime Français (CMF) et à l’association Elles Bougent pour célébrer les femmes lors la Journée Mondiale de l’Océan 2020 à travers l’opération « Les ELLES de l’Océan« .
Cette opération « clin d’œil » a pour but de promouvoir la place des femmes dans la filière maritime et de sensibiliser les jeunes femmes aux opportunités de carrières dans les métiers liés à la mer.
Découvrez ci-dessous le témoignage de notre collègue navigante Elise Vandermeersch.
Interview
1/ Pourriez-vous vous présenter ?
Mon nom est Elise Vandermeersch. Je suis Lieutenante / DPO chez LD Armateurs.
2/ D’où vient ce déclic pour le monde de la mer / pour la navigation / pour la marine marchande ? Pourquoi ce choix ?
Jeune, je suis souvent allée au bord de la mer avec ma famille partout en Europe. Adolescente, aux Iles Canaries, mon père m’autorisait la conduite de la vedette d’un ami de la famille. Là, j’ai découvert mon amour pour la mer. Ma vocation était née. A 18 ans, il me fallait faire un choix de métier et tout naturellement je me suis orientée vers la mer et une carrière diversifiée et stimulante. Ayant fini l’école, j’avais hâte de partir en mer et mon épanouissement et ma volonté n’ont fait que se renforcer au fil des années.
3/ Quelles études avez-vous faites ? Quelle est votre formation ?
Après 4 ans d’études, j’ai obtenu le Master en Sciences Nautiques monovalent pont de l’école Supérieure de Navigation de Anvers, en Belgique.
4/ Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier ?
La combinaison de responsabilités diverses et du travail en équipe.
Le travail est très enrichissant car la diversité des types de navires amène toujours de nouvelles compétences.
5/ Quel regard portez-vous sur la représentation des femmes dans le secteur maritime ?
La population féminine est toujours minoritaire dans la marine marchande. C’est dommage ! La promotion de ce métier devrait être plus active dans les écoles pour que les filles pensent à regarder vers la mer. Pas seulement pour les études mais surtout pour naviguer, partir en mer. Il serait bien que plus de jeunes femmes voient l’intérêt que peut apporter une vie maritime faite de voyage, d’escale ou de tempête. L’aventure, tout compte fait… vu que certaines femmes pensent que c’est réservé aux hommes. Il est temps que ces métiers-là soient plus envisagés par les femmes.
6/ Quels conseils donneriez-vous à des jeunes femmes pour les sensibiliser aux métiers de la mer ?
On a de grandes possibilités et perspectives en naviguant mais il faut de la persévérance et surtout un moral très fort. Les conditions de travail peuvent être plus lourdes qu’à terre. Je conseille de rester soi-même à bord tout en conservant une certaine distance professionnelle au début de l’embarquement et de surtout bien observer les relations entre les différents membres d’équipage. Les premiers embarquements seront lourds car il y a énormément à apprendre mais avec le temps, le résultat de ces périodes intenses vous apportera une grande confiance personnelle. Je vous assure que le développement personnel étant femme marin sera plus intense que pour les collègues masculins.
****
Merci Elise pour ce témoignage !
8 juin 2020
Marie Sciboz
Surveyor-Hydrographe
Le Groupe LD Armateurs s’associe au Cluster Maritime Français (CMF) et à l’association Elles Bougent pour célébrer les femmes lors la Journée Mondiale de l’Océan 2020 à travers l’opération « Les ELLES de l’Océan ».
Cette opération « clin d’œil » a pour but de promouvoir la place des femmes dans la filière maritime et de sensibiliser les jeunes femmes aux opportunités de carrières dans les métiers liés à la mer.
Découvrez ci-dessous le témoignage de notre collègue navigante Marie Sciboz.
Interview
1/ Pourriez-vous vous présenter ?
Je m’appelle Marie Sciboz et je suis Surveyor-Hydrographe pour LD Armateurs depuis 2014.
2/ D’où vient ce déclic pour le monde de la mer / pour la navigation / pour la marine marchande ? Pourquoi ce choix ?
Mon père ayant une société de recherche d’épaves et d’expertise sous-marine, je nage dans le milieu maritime depuis mon plus jeune âge. Habitant en bord de mer, j’ai pratiqué la voile dès l’enfance et ai pris goût à la navigation au fil des années.
Habituée aux rythmes familiaux décalés et au plaisir des voyages, c’était une évidence pour moi de trouver un métier qui puisse combiner le tout : la Marine Marchande regroupe ces avantages.
3/ Quelles études avez-vous faites ? Quelle est votre formation ?
Ayant d’abord, à la sortie du bac, très envie de voyager, j’ai dû réfléchir à une formation dans le domaine maritime hors métropole. J’ai donc suivi une formation à l’Université de Nouvelle-Calédonie où j’ai obtenu le diplôme du DEUST Géoscience Marine.
Ensuite, il existe à Cherbourg la seule école en France formant des techniciens de la mer : le CNAM Intechmer. Très reconnue dans le milieu maritime, cette école m’a semblé être la plus appropriée pour allier navigation et océanographie. J’y ai donc validé un Bachelor Océanographe Prospecteur.
4/ Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier ?
Ce que j’aime le plus dans ce métier, c’est le « renouveau » systématique : chaque embarquement est différent des précédents, il y a toujours une phase où l’on découvre le navire, les collègues, les lieux… et puis ensuite tout s’enchaîne mais ne se ressemble pas.
Ce qui est aussi très appréciable dans ce métier est la véritable coupure autant à bord qu’à terre. Lorsqu’on part pour 2 mois, on est à 100% sur notre lieu de travail, qui devient notre lieu de vie et de détente. On ne doit s’occuper de rien d’autre.
Lorsqu’on est à terre, durant les 2 mois de congés, le principe est le même, on ne peut penser qu’à soi et à sa famille.
Si cela est un rythme contraignant, et pas évident pour tout le monde, cela permet d’être présent à 100% avec sa famille sur les temps de congés.
5/ Quel regard portez-vous sur la représentation des femmes dans le secteur maritime ?
La représentation des femmes dans le secteur maritime est en cours d’évolution, même si sûrement par effet de mode, mais reste très faible en proportion.
Si la Marine Marchande semble recruter de plus en plus de femmes en sortie d’école, le plus gros effort, à mon sens, porte sur la « longévité » de la carrière de la femme déjà navigante : le pourcentage de femmes au long cours au-delà de 30 ans reste très faible….
6/ Quels conseils donneriez-vous à des jeunes femmes pour les sensibiliser aux métiers de la mer ?
Maman de 2 enfants, bientôt 3, je souhaiterais dire à toutes les femmes qui naviguent que cela ne doit pas être un obstacle à la vie de famille et inversement.
Si parfois ce n’est pas toujours évident, il ne faut pas baisser les bras car c’est aussi une fierté de pouvoir allier son métier-passion à une vie de famille épanouie.
De nombreux marins au long cours sont pères de famille alors pourquoi ne serait-ce pas réalisable en tant que mères de famille ?!
****
Merci Marie pour ce témoignage !
23 décembre 2019
Pedro Mobilio de Lima
Offshore Project Engineer
Interview
1/ Quel est ton parcours ?
J’ai débuté mon parcours académique à Universidade Federal do Rio de Janeiro (UFRJ) (Brésil) par une formation d’ingénieur mécanique suivi d’un an d’étude à Marseille chez Polytech Marseille (France) dans le domaine de la mécanique énergétique. Après avoir obtenu mon diplôme à Rio , j’ai travaillé chez Subsea 7 là-bas en tant qu’ingénieur dans la maintenance des navires (comme le service technique chez nous) d’installation des pipelines pour l’industrie du pétrole et du gaz.
Après quelques années de travail, j’ai décidé de revenir en France afin de reprendre des études orientées vers les énergies marines renouvelables en accomplissant un Mastère Spécialisé au sein de l’ENSTA BRETAGNE. Afin de valider ce diplôme, j’ai rejoint le Groupe LDA en Mars 2019 dans le cadre d’un stage de fin d’études puis j’ai signé un CDI.
2/ Quelles ont été tes motivations à rejoindre le Groupe ?
L’activité maritime du Groupe et ses expériences globales avec des navires qui exercent des missions différentes. Au cours de mon stage, j’ai pu voir l’esprit d’équipe qui était présent au sein du Groupe LDA et cela m’a conforté dans l’idée que je voulais continuer ma carrière au sein de ce Groupe. Le message du management qui cherche à développer des projets innovants et les quelques missions ciblées concernant les énergies marines renouvelables ont été décisifs dans ma décision.
3/ Quel est ton job ?
En tant que Offshore Project Engineer au sein du nouveau Bureau d’études de LDA, j’assiste au développement et à l’installation des nouveaux équipements, à l’élaboration de cahier de charges et aux discussions avec les clients avant, pendant et après les projets en assurant la sécurité des toutes nos missions. L’objectif est d’utiliser mes expériences précédentes afin assister tous les projets gérés par le Bureau d’études.
4/ Qu’aimes-tu le plus dans ton job ?
Tout d’abord, il y a cette capacité de travailler pour différents projets en même temps avec différents partenaires, et de pouvoir apprendre à partir de chaque mission. Dans la même journée, il nous arrive par exemple de travailler pour la conversion d’un ancien navire et pour la construction d’un bateau neuf.
Puis, j’apprécie aussi de pouvoir me déplacer dans les différents navires pour développer les projets en cours.
Enfin, la présence des anciens marins très expérimentés ainsi que d’experts techniques au Siège pouvant partager avec nous les moments et challenges passés à bord, est très enrichissante.
5/ 3 qualités essentielles dans ton job ?
• Résilience, c’est-à-dire la capacité à s’adapter aux changements des cahiers de charges et à toutes les difficultés que nous pouvons avoir à la dernière minute.
• La sécurité et le respect de l’environnement, pour s’assurer que toutes nos opérations se déroulent de manière plus efficace avec le moindre risque par rapport aux gens et à l’environnement.
• Collaboration entre les gens à bord et les départements pour que nous puissions trouver la solution la plus efficace.
6/ Quelles sont tes passions ?
Echanger des expériences personnelles et professionnelles avec les personnes que ce soit dans le cadre professionnel ou personnel.
Pratiquer le vélo et la natation (et bientôt le triathlon).
7/ La mer ou la terre ? La France ou le Brésil ?
Sans aucun doute la mer. J’adore la France pour la langue, la culture et l’histoire du pays. En plus, depuis que je suis parti du Brésil je voulais faire partie d’un Groupe solide avec une vaste expérience au sein des activités maritimes (ainsi que les énergies marines renouvelables), et c’est un plaisir d’avoir connu LDA sur mon parcours. Par contre, il n’existe aucun pays aussi incroyable que le Brésil !
8/ Quelle est ta devise ?
Les bonjours et les sourires sont gratuits, partagez-les !
***
Merci Pedro !
28 septembre 2020
Jean-Christophe Vaillant
Responsable opérationnel OPENR
Interview
Série de témoignages « De la terre à la mer »
Jean-Christophe Vaillant, Responsable opérationnel OPENR
1/ Pourrais-tu te présenter et nous résumer ton parcours ?
Jeune, j’avais plutôt une volonté de me tourner vers un métier en relation avec la nature mais mon intérêt pour la technologie m’a dirigé vers la gestion des énergies. Le mixte de ces deux appétences m’a mené vers les énergies renouvelables et plus particulièrement l’éolien ; qui en 1994, n’était pas réellement en France le moyen de production le plus porteur malgré un développement fulgurant à l’international. J’ai intégré la seule formation supérieure ayant un volet d’enseignement sur ce sujet à Bordeaux le DESS Gestion des Énergies Renouvelables. A l’issue de de cette formation, j’ai rejoint le 1er Bureau d’étude français œuvrant pour le développement de la filière éolienne : Espace Eolien Développement.
La technologie a évolué puisque les premières éoliennes sur lesquelles je suis intervenu en Espagne ne faisaient que 30-50 mètres de haut pour une puissance de 200 kW. Loin de la technologie mature d’aujourd’hui avec des éoliennes dépassant les 5000 kW pour des hauteurs de plus de 130-150 mètres de haut. J’ai pu passer de missions de développements et d’analyses des gisements, à responsable de construction et responsable d’exploitation de centrales éoliennes.
La création de la société OPENR avec Jean-Jacques VINAT m’a permis d’avancer plus encore sur les questions d’exploitations et d’inspections des éoliennes avec toujours une volonté d’optimisation de la disponibilité de ce moyen de production qui est devenu l’une des sources d’approvisionnement renouvelable majeur d’électricité dans le réseau français et Mondial.
L’étape suivante étant l’éolien offshore, le rapprochement avec le Groupe LD Armateurs est apparu rapidement comme une évidence. Il a permis d’ouvrir le champ au développement de nouvelles activités d’OPENR sur ce nouveau marché de production d’électricité à partir d’une ressource renouvelable.
2/ Quel est ton poste actuel ?
Actuellement responsable opérationnel au sein d’OPENR, mon rôle est d’organiser le fonctionnement et le développement des missions réalisées pour nos clients mais aussi de développer de nouvelles activités. Dans une structure de petite taille comme OPENR, ce rôle mixe des fonctions de gestion des relation humaines, de responsable de la Qualité, de la Sécurité et de l’Environnement, de formateur , de responsable Technique sur les sujets de vérifications réglementaires, de responsable des achats et de garant au sein de l’équipe de direction de l’équilibre des budgets dans le cadre d’un développement solide d’OPENR.
3/ Une formation pour passer de la terre à la mer…Pourrais-tu nous raconter brièvement cette nouvelle aventure ?
Une formation pour passer de la terre à la mer ? Issu d’un milieu paysan, ma relation avec l’océan ne s’est résumée qu’aux loisirs sur la côte bretonne avec un attrait important pour la plongée. Mon implication dans le développement de la filière éolienne terrestre en France m’a éloigné de la mer, bien que je sois resté en contact via quelques cartes SHOM utilisées dans différentes études sur lesquelles je suis intervenu pour évaluer le potentiel éolien dans l’espace maritime de la métropole française.
N’étant pas marin de métier, l’apprentissage de quelques rudiments de survie en mer s’avère nécessaire. C’est cependant la seule exigence complémentaire hormis celle qui ne peut pas être apprise qui est de supporter le mal de mer. Mes expériences de plongées sous-marines ou d’interventions sur des bouées de mesures du vent, ajoutées au fait que l’oscillation des éoliennes s’apparente au tangage me permettent de ne pas appréhender ce mal.
La principale conclusion de cette formation est que, comme dans le cadre du travail en hauteur, il ne faut jamais tomber ; lors du travail en milieu marin, il ne faut jamais tomber à l’eau.
4/ Quelles sont les 3 qualités essentielles pour réussir dans ton métier et ton nouveau métier ?
Travailler dans l’éolien nécessite un peu d’engagement politique car ce moyen de production d’électricité est particulièrement soumis à polémique dans notre société française et il faut être prêt à répondre aux questions légitimes qui peuvent être posées en dehors de la sphère professionnelle.
En tant que responsable opérationnel, il n’y a pas vraiment de nouveau métier, c’est plutôt une continuité avec l’ajout d’une perspective supplémentaire. La capacité à fédérer autour d’un projet commun reste l’une des qualités majeures et un défi à réaliser avec l’augmentation des effectifs au sein d’OPENR.
Le corollaire de la qualité précédente est l’aptitude à l’écoute et la prise en compte des implications et inquiétudes de l’équipe que constitue OPENR.
La difficulté étant la distanciation déjà présente dans notre activité avec une dispersion des équipes sur le territoire. L’augmentation des effectifs et amplifiée dernièrement par la période de crise sanitaire.
5/ Qu’apprécies-tu plus particulièrement dans ton métier ?
L’implication dans la filière éolienne est un choix assumé qui a une tendance à déborder sur ma vie privée. Je ne dirais pas que c’est un sacerdoce, mais se réaliser dans cette filière et ce métier avec le sentiment d’agir pour la planète apporte une certaine fierté. Au sein d’OPENR de nombreuses opportunités s’ouvrent et la synergie avec LDA permet d’envisager encore plus de projets en accord avec mes convictions. Ce métier permet donc d’être pleinement acteur dans le changement en cours de notre société.
6/ Une anecdote ? Un fait marquant à propos de ton métier et de son évolution ?
C’est lorsque j’ai pris la décision de me former dans l’éolien, alors qu’il était plus facile de trouver une formation sur la physique nucléaire ; il a encore été plus difficile de trouver une société intervenant dans l’éolien, elles se comptaient à l’époque sur les doigts d’une main. Quel chemin parcouru en 20 ans !
7/ La mer ou la terre ?
L’énergie renouvelable et éolienne avant tout où qu’elle soit.
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Merci Jean-Christophe pour ce témoignage très inspirant !
24 août 2020
Christophe Cancel
Dessinateur-projeteur
Interview
Christophe Cancel, dessinateur-projeteur / Bureau d’études
1/ Pourriez-vous nous résumer votre parcours et nous parler de votre poste actuel ?
Après l’obtention en 2013 d’un DUT génie mécanique et production à Ville d’Avray, encore trop peu confiant dans mes choix, je n’étais pas assez mûr pour me lancer dans cette voie.
J’ai enchainé plusieurs emplois dont certains m’ont marqué. Par exemple, j’ai été vendeur à domicile de contrats de gaz ENI. J’ai rencontré tellement de situations, de gens et de lieux différents, cela m’a permis de grandir, d’être humble, déterminé, sûr de moi malgré la précarité de ce travail puisque je gagnais ce que je vendais. Je suis ensuite parti en Corse pour travailler pendant 6 mois dans les champs du domaine agricole familial géré par ma cousine. Cette expérience fut inoubliable : j’ai découvert ma famille sous un autre angle, ma cousine en chef d’entreprise et dans un cadre exceptionnel.
C’est plus déterminé et plus ambitieux que je suis rentré à Paris. Mon DUT, diplôme assez généraliste, laissait diverses possibilités d’emploi (opérateur machine, dessinateur projeteur, école d’ingénieur, technicien en qualité, maintenance…). J’ai toujours eu envie d’exercer un métier technique. Lorsque j’étais enfant, je m’intéressais déjà énormément à l’aéronautique. Cela m’a amené à une première expérience dans la production de pièces aéronautiques pour THALES, chez un petit sous-traitant. Cependant je ne sentais pas bien dans ce job. Mon envie d’intégrer un bureau d’études se confirmait, je me suis alors renseigné pour une nouvelle formation de type professionnel à l’AFPA.
Après une année de formation en tant que technicien supérieur en conception mécanique, j’ai signé un CDD chez ENERTIME, l’entreprise qui m’avait accueilli en stage de fin d’année. Cette société conçoit et développe des turbomachines et ORC dans le secteur des énergies renouvelables et j’ai dessiné différents projets d’ORC pour des déchetteries françaises. J’atterris ensuite dans la recherche nucléaire chez SPG pour une expérience dans la mécanique de précision avant de rejoindre LD Armateurs.
Je suis aujourd’hui dessinateur-projeteur au sein du bureau d’études et ma mission est de réaliser les plans de définition des systèmes mécaniques tout en aidant à les concevoir.
2/ Qu’appréciez-vous plus particulièrement dans votre métier ?
J’apprécie particulièrement le développement de systèmes mécaniques uniques sur-mesure. L’analyse du besoin, la prise en compte des souhaits, des contraintes et du cahier des charges. Il faut réussir à transposer nos idées sur le logiciel de conception, passer par la phase design puis détailler l’ensemble du système en vue de sa fabrication. Le secteur du maritime est très riche d’un point de vue technique et humain, c’est donc un plaisir d’y travailler. Le bureau d’étude étant une nouvelle entité créée il y a un an, nous avons la possibilité de décider de nos méthodes de travail. Ce sentiment de liberté entraine une grande responsabilité dans nos choix : les interlocuteurs doivent être satisfaits et nous faire confiance. Il y a beaucoup de défis à relever, ce qui nous stimule tous au sein du bureau d’études !
3/ Quelles sont les 3 qualités essentielles dans votre job ?
Je dirais la curiosité, l’adaptation et la rigueur. La curiosité permet de s’interroger et d’opter pour les meilleures solutions afin de répondre au besoin du client. L’adaptation est obligatoire avec des projets durant lesquels le client change parfois d’avis. Enfin, je me dois d’être rigoureux car si mes plans sont inexacts ou incomplets, les fabricants ne pourront pas concevoir les pièces attendues.
4/ A propos de votre métier : une anecdote, un fait marquant ?
L’une de mes premières missions chez LDA a été de réaliser une maquette numérique du navire ILE D’OUESSANT pour sa communication. C’est avec une grande fierté que j’ai découvert les images sur le site puis l’animation. De plus, mon père fait des modèles réduits de navires depuis que je suis tout petit et il a adoré la vidéo !
5/ La terre ou la mer ?
La terre ! J’ai pourtant le pied marin, j’adore les sports nautiques tels que la voile et le catamaran mais je dois avouer que je préfère avoir des contacts et vivre de nouvelles aventures depuis la terre ferme ! D’ailleurs, si je devais faire un jour le tour du monde, ce serait …à pied !
6/ Ton prochain voyage ?
Mon prochain voyage serait sans aucun doute le Pérou. J’aime beaucoup l’Amérique du Sud pour ses paysages magnifiques et ses régions assez spectaculaires. La vie y est encore assez sauvage par endroits, la faune et la flore y sont riches et il y a de très beaux paysages d’altitude. Je suis très attiré par ces civilisations et ces cultures très différentes.
7/ Ta devise ?
« Vivre le moment présent ». J’aime savourer l’instant présent et vivre les choses avec une légère insouciance. Cela me permet d’apprécier pleinement la valeur des personnes et des choses…
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Merci Christophe pour cette interview inspirante !
8 juin 2020
Elise Vandermeersch
Lieutenante / DPO
Le Groupe LD Armateurs s’associe au Cluster Maritime Français (CMF) et à l’association Elles Bougent pour célébrer les femmes lors la Journée Mondiale de l’Océan 2020 à travers l’opération « Les ELLES de l’Océan« .
Cette opération « clin d’œil » a pour but de promouvoir la place des femmes dans la filière maritime et de sensibiliser les jeunes femmes aux opportunités de carrières dans les métiers liés à la mer.
Découvrez ci-dessous le témoignage de notre collègue navigante Elise Vandermeersch.
Interview
1/ Pourriez-vous vous présenter ?
Mon nom est Elise Vandermeersch. Je suis Lieutenante / DPO chez LD Armateurs.
2/ D’où vient ce déclic pour le monde de la mer / pour la navigation / pour la marine marchande ? Pourquoi ce choix ?
Jeune, je suis souvent allée au bord de la mer avec ma famille partout en Europe. Adolescente, aux Iles Canaries, mon père m’autorisait la conduite de la vedette d’un ami de la famille. Là, j’ai découvert mon amour pour la mer. Ma vocation était née. A 18 ans, il me fallait faire un choix de métier et tout naturellement je me suis orientée vers la mer et une carrière diversifiée et stimulante. Ayant fini l’école, j’avais hâte de partir en mer et mon épanouissement et ma volonté n’ont fait que se renforcer au fil des années.
3/ Quelles études avez-vous faites ? Quelle est votre formation ?
Après 4 ans d’études, j’ai obtenu le Master en Sciences Nautiques monovalent pont de l’école Supérieure de Navigation de Anvers, en Belgique.
4/ Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier ?
La combinaison de responsabilités diverses et du travail en équipe.
Le travail est très enrichissant car la diversité des types de navires amène toujours de nouvelles compétences.
5/ Quel regard portez-vous sur la représentation des femmes dans le secteur maritime ?
La population féminine est toujours minoritaire dans la marine marchande. C’est dommage ! La promotion de ce métier devrait être plus active dans les écoles pour que les filles pensent à regarder vers la mer. Pas seulement pour les études mais surtout pour naviguer, partir en mer. Il serait bien que plus de jeunes femmes voient l’intérêt que peut apporter une vie maritime faite de voyage, d’escale ou de tempête. L’aventure, tout compte fait… vu que certaines femmes pensent que c’est réservé aux hommes. Il est temps que ces métiers-là soient plus envisagés par les femmes.
6/ Quels conseils donneriez-vous à des jeunes femmes pour les sensibiliser aux métiers de la mer ?
On a de grandes possibilités et perspectives en naviguant mais il faut de la persévérance et surtout un moral très fort. Les conditions de travail peuvent être plus lourdes qu’à terre. Je conseille de rester soi-même à bord tout en conservant une certaine distance professionnelle au début de l’embarquement et de surtout bien observer les relations entre les différents membres d’équipage. Les premiers embarquements seront lourds car il y a énormément à apprendre mais avec le temps, le résultat de ces périodes intenses vous apportera une grande confiance personnelle. Je vous assure que le développement personnel étant femme marin sera plus intense que pour les collègues masculins.
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Merci Elise pour ce témoignage !
8 juin 2020
Marie Sciboz
Surveyor-Hydrographe
Le Groupe LD Armateurs s’associe au Cluster Maritime Français (CMF) et à l’association Elles Bougent pour célébrer les femmes lors la Journée Mondiale de l’Océan 2020 à travers l’opération « Les ELLES de l’Océan ».
Cette opération « clin d’œil » a pour but de promouvoir la place des femmes dans la filière maritime et de sensibiliser les jeunes femmes aux opportunités de carrières dans les métiers liés à la mer.
Découvrez ci-dessous le témoignage de notre collègue navigante Marie Sciboz.
Interview
1/ Pourriez-vous vous présenter ?
Je m’appelle Marie Sciboz et je suis Surveyor-Hydrographe pour LD Armateurs depuis 2014.
2/ D’où vient ce déclic pour le monde de la mer / pour la navigation / pour la marine marchande ? Pourquoi ce choix ?
Mon père ayant une société de recherche d’épaves et d’expertise sous-marine, je nage dans le milieu maritime depuis mon plus jeune âge. Habitant en bord de mer, j’ai pratiqué la voile dès l’enfance et ai pris goût à la navigation au fil des années.
Habituée aux rythmes familiaux décalés et au plaisir des voyages, c’était une évidence pour moi de trouver un métier qui puisse combiner le tout : la Marine Marchande regroupe ces avantages.
3/ Quelles études avez-vous faites ? Quelle est votre formation ?
Ayant d’abord, à la sortie du bac, très envie de voyager, j’ai dû réfléchir à une formation dans le domaine maritime hors métropole. J’ai donc suivi une formation à l’Université de Nouvelle-Calédonie où j’ai obtenu le diplôme du DEUST Géoscience Marine.
Ensuite, il existe à Cherbourg la seule école en France formant des techniciens de la mer : le CNAM Intechmer. Très reconnue dans le milieu maritime, cette école m’a semblé être la plus appropriée pour allier navigation et océanographie. J’y ai donc validé un Bachelor Océanographe Prospecteur.
4/ Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier ?
Ce que j’aime le plus dans ce métier, c’est le « renouveau » systématique : chaque embarquement est différent des précédents, il y a toujours une phase où l’on découvre le navire, les collègues, les lieux… et puis ensuite tout s’enchaîne mais ne se ressemble pas.
Ce qui est aussi très appréciable dans ce métier est la véritable coupure autant à bord qu’à terre. Lorsqu’on part pour 2 mois, on est à 100% sur notre lieu de travail, qui devient notre lieu de vie et de détente. On ne doit s’occuper de rien d’autre.
Lorsqu’on est à terre, durant les 2 mois de congés, le principe est le même, on ne peut penser qu’à soi et à sa famille.
Si cela est un rythme contraignant, et pas évident pour tout le monde, cela permet d’être présent à 100% avec sa famille sur les temps de congés.
5/ Quel regard portez-vous sur la représentation des femmes dans le secteur maritime ?
La représentation des femmes dans le secteur maritime est en cours d’évolution, même si sûrement par effet de mode, mais reste très faible en proportion.
Si la Marine Marchande semble recruter de plus en plus de femmes en sortie d’école, le plus gros effort, à mon sens, porte sur la « longévité » de la carrière de la femme déjà navigante : le pourcentage de femmes au long cours au-delà de 30 ans reste très faible….
6/ Quels conseils donneriez-vous à des jeunes femmes pour les sensibiliser aux métiers de la mer ?
Maman de 2 enfants, bientôt 3, je souhaiterais dire à toutes les femmes qui naviguent que cela ne doit pas être un obstacle à la vie de famille et inversement.
Si parfois ce n’est pas toujours évident, il ne faut pas baisser les bras car c’est aussi une fierté de pouvoir allier son métier-passion à une vie de famille épanouie.
De nombreux marins au long cours sont pères de famille alors pourquoi ne serait-ce pas réalisable en tant que mères de famille ?!
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Merci Marie pour ce témoignage !
23 décembre 2019
Pedro Mobilio de Lima
Offshore Project Engineer
Interview
1/ Quel est ton parcours ?
J’ai débuté mon parcours académique à Universidade Federal do Rio de Janeiro (UFRJ) (Brésil) par une formation d’ingénieur mécanique suivi d’un an d’étude à Marseille chez Polytech Marseille (France) dans le domaine de la mécanique énergétique. Après avoir obtenu mon diplôme à Rio , j’ai travaillé chez Subsea 7 là-bas en tant qu’ingénieur dans la maintenance des navires (comme le service technique chez nous) d’installation des pipelines pour l’industrie du pétrole et du gaz.
Après quelques années de travail, j’ai décidé de revenir en France afin de reprendre des études orientées vers les énergies marines renouvelables en accomplissant un Mastère Spécialisé au sein de l’ENSTA BRETAGNE. Afin de valider ce diplôme, j’ai rejoint le Groupe LDA en Mars 2019 dans le cadre d’un stage de fin d’études puis j’ai signé un CDI.
2/ Quelles ont été tes motivations à rejoindre le Groupe ?
L’activité maritime du Groupe et ses expériences globales avec des navires qui exercent des missions différentes. Au cours de mon stage, j’ai pu voir l’esprit d’équipe qui était présent au sein du Groupe LDA et cela m’a conforté dans l’idée que je voulais continuer ma carrière au sein de ce Groupe. Le message du management qui cherche à développer des projets innovants et les quelques missions ciblées concernant les énergies marines renouvelables ont été décisifs dans ma décision.
3/ Quel est ton job ?
En tant que Offshore Project Engineer au sein du nouveau Bureau d’études de LDA, j’assiste au développement et à l’installation des nouveaux équipements, à l’élaboration de cahier de charges et aux discussions avec les clients avant, pendant et après les projets en assurant la sécurité des toutes nos missions. L’objectif est d’utiliser mes expériences précédentes afin assister tous les projets gérés par le Bureau d’études.
4/ Qu’aimes-tu le plus dans ton job ?
Tout d’abord, il y a cette capacité de travailler pour différents projets en même temps avec différents partenaires, et de pouvoir apprendre à partir de chaque mission. Dans la même journée, il nous arrive par exemple de travailler pour la conversion d’un ancien navire et pour la construction d’un bateau neuf.
Puis, j’apprécie aussi de pouvoir me déplacer dans les différents navires pour développer les projets en cours.
Enfin, la présence des anciens marins très expérimentés ainsi que d’experts techniques au Siège pouvant partager avec nous les moments et challenges passés à bord, est très enrichissante.
5/ 3 qualités essentielles dans ton job ?
• Résilience, c’est-à-dire la capacité à s’adapter aux changements des cahiers de charges et à toutes les difficultés que nous pouvons avoir à la dernière minute.
• La sécurité et le respect de l’environnement, pour s’assurer que toutes nos opérations se déroulent de manière plus efficace avec le moindre risque par rapport aux gens et à l’environnement.
• Collaboration entre les gens à bord et les départements pour que nous puissions trouver la solution la plus efficace.
6/ Quelles sont tes passions ?
Echanger des expériences personnelles et professionnelles avec les personnes que ce soit dans le cadre professionnel ou personnel.
Pratiquer le vélo et la natation (et bientôt le triathlon).
7/ La mer ou la terre ? La France ou le Brésil ?
Sans aucun doute la mer. J’adore la France pour la langue, la culture et l’histoire du pays. En plus, depuis que je suis parti du Brésil je voulais faire partie d’un Groupe solide avec une vaste expérience au sein des activités maritimes (ainsi que les énergies marines renouvelables), et c’est un plaisir d’avoir connu LDA sur mon parcours. Par contre, il n’existe aucun pays aussi incroyable que le Brésil !
8/ Quelle est ta devise ?
Les bonjours et les sourires sont gratuits, partagez-les !
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Merci Pedro !


